Chapitre 9

INTERMEDE

Je suis libre, enfin. Je vais pouvoir reposer en paix, maintenant. Ma vengeance est achevée. Mon dessein est réalisé. Quand même, quand j’y repense… Quand je songe, à ce soir-là… Je suis rentré tard. La journée à mon travail avait été éprouvante. Et Justine, là, en déshabillé, arrogante. Elle n’avait rien fait de sa journée. Ou plutôt… L’infidèle… La dispute, terrible… Je ne sais pas ce qui m’a pris, mais ça m’a soulagé de la frapper. J’étais dans une telle rage, l’ingrate ! Je ne pouvais plus m’arrêter. Je frappais encore et encore. Elle essayait vainement de se défendre, en hurlant que j’étais devenu fou. Soudainement, un choc terrible, ma tête résonne. La douleur est insupportable. Je m’effondre. Ma tête tape sur le marbre de la cheminée. Tout devient noir… Je me réveille… Combien de temps après ? Il fait nuit… Des voix hystériques me parviennent… Ils sont là, les traîtres ! Et il me frappent à coup de pelle. Tout devient ténèbres à nouveau… Mon errance commence jusqu’à ce que la porte soit ouverte…  Cette musique a permis mon retour… Je me suis vengé… C’est terminé… Mon âme est, enfin, apaisée…

DANS LA NUIT DE LUNDI A MARDI

Ils partent chez Thierry pour effectuer leurs recherches dans les bois environnants. Ils marchent plusieurs heures. Ils creusent, ils fouillent. La nuit est claire. C’est la pleine lune. Les descriptions de Thierry sont vagues. Il croit se rappeler. Ils se mettent à courir… L’espoir renaît… Ils sont enthousiastes… Ils touchent au but. Ils creusent et rien… Ils marchent à nouveau, déçus… Le pas traînant… Thierry s’efforce à se remémorer… Cette fois, il est sûr. Tous les cœurs s’enflamment… Ils se précipitent, creusent avec frénésie et… Rien… Désespérés, ils doivent se rendre à l’évidence : ils ne retrouveront pas le fusil. Ils se résignent à rentrer bredouilles.

Isabelle les accueille chaleureusement, mais comprend vite, à leurs mines déconfites, que leur recherche a été vaine. Elle propose de leur servir des bières pour leur remonter le moral. L’ambiance est pesante.

Au petit matin, ils se séparent, le cœur lourd et le ventre tenaillé par l’angoisse : que va-t-il se passer ? Que va devenir Thierry ?

MARDI

Les chiens aboient et courent, impatients, bien que tenus fermement en laisse. La gendarmerie a organisé plusieurs battues de grande envergure. Tous les moyens sont bons, il est indispensable de retrouver l’arme du crime.

Accéder au chapitre 10

 

 

Table des matières
Retour au chapitre 8

 

 

Les bafouilles des passants

Ajoutes ta bafouille

Ajoutes ta bafouille

 

 

 

 

 
     
     

Copyright 2010/2012
Référencement